JFK : Retour sur un coup d'Etat


par Nicolas Gasparoni, discernement.info, juin 2008 (en construction)

Vendredi 22 novembre 1963, Dealey Plaza, Dallas, Texas : une série de coups de feu claque sur Elm Street, une légende s'éteint. Le feu des questions, lui, s'allume.

Qui? Qui a osé s'en prendre au mythe, à l'icône planétaire, au symbole photogénique et décomplexé d'une amérique nouvelle? Qui a osé tirer sur la limousine présidentielle, en plein jour, et ce devant une myriade de témoins? Qui a pu réussir, en l'espace de quelques instants, à faire vaciller la première puissance mondiale. Qui donc a pu vouloir cela, et pourquoi?

Après quelques minutes seulement, le signalement d'un suspect, parti des ondes radio du département de police de Dallas (DPD), se propage - via les grands networks américains de l'information - vers le monde entier. Environ 30 ans, 70-75 kilos, peut-être 1m75 à 1m80, corpulence mince et cheveux noirs. La planète, qui s'est comme arrêtée de tourner dès la nouvelle de l'attentat connue, retient son souffle.

Moins d'une demie heure plus tard, vers 13h00, John Fitzgerald Kennedy, 35e président des Etats-Unis, est déclaré mort par les médecins du Parkland Memorial Hospital qui l'avaient réceptionné, quelques vingt minutes tôt, dans un état désespéré. La nouvelle sera annoncée par Walter Cronkite de CBS vers 13h30. Aux alentours de 13h45, une bagarre éclate au Texas Theater, situé à quelques kilomètres de la Dealey Plaza. Un homme, visiblement entré dans la salle de cinéma sans payer sa place, vient de résister à son arrestation. Il a même dégainé une arme, un revolver Colt, et tenté - mais curieusement l'arme s'enraya - d'abattre l'officier de police qui tentait de l'interpeller. Rapidement maitrisé, Lee Harvey Oswald, 24 ans, un homme dont le signalement correspond assez bien avec celui relayé par tous les médias du monde, est emmené au quartier général du département de police de Dallas, un bâtiment dont les fenêtres donnent - fait intéressant - sur la fameuse Dealey Plaza où Kennedy vient d'être abattu.

A cette époque, le meurtre d'un président n'étant pas encore considéré comme un crime fédéral, l'enquête est non pas du ressort du FBI (police fédérale), mais des forces de police locales. Dans le même temps, le vice-président Lyndon B. Johnson, un texan à la réputation sulfureuse dont Kennedy voulait se séparer avant les élections présidentielles de l'année suivante, prête serment à bord d'Air Force One (l'avion présidentiel), sur le tarmac de Love Field, l'aéroport de Dallas, et devient ainsi le 36e président des Etats-Unis.

Dans un chaos indescriptible, les locaux du DPD étant rapidement envahis par des centaines de journalistes avides d'informations et autres fuites, les officiers qui escortent Oswald tentent de se frayer un chemin vers une salle d'interrogation. Le suspect est, contre toute attente, accusé du meurtre d'un agent du DPD en patrouille, l'officier J.D. Tippit, abattu vers 13h15 à proximité du cinéma où Oswald était apparement rentré sans payer. Oswald ayant, et c'est un fait établi, tenté d'abattre un policier au moment de son arrestation, tout indique qu'il est aussi l'assassin de Tippit. Il est inculpé de ce meurtre par un juge - et non du meurtre du président - dans la soirée du 22 novembre.

Incroyable mais vrai, et contre toutes les règles en usage, Oswald est alors présenté à plusieurs reprises aux journalistes, véritables conférences de presse imposées par le DPD au suspect. Les questions fusent : "avez-vous tué le président?", "pourquoi assassiner le président?". Oswald, heberlué, visiblement effrayé et ne comprenant apparement pas ce qui se passe, tente vainement de faire valoir ses droits "je ne suis pas accusé du meurtre du président et je souhaiterai une assistance juridique" se borne-t'il à répêter. Depuis plusieurs heures qu'il est en garde à vue, il n'a toujours pas pu passer de coup de téléphone. Oswald est emmené pour être à nouveau interrogé.

On lui présente une photographie officiellement trouvée suite à une fouille dans la chambre meublée qu'il loue sur North Beckley Avenue. Oswald s'emporte : "c'est un trucage, c'est bien mon visage" s'exclame-t'il, "mais collé sur le corps de quelqu'un d'autre, je peux le prouver sans problème". La photo le présente posant debout dans le jardin d'une maison d'un quartier résidentiel de Dallas, portant un fusil d'une main, et des magazines subversifs - communistes - dans l'autre. Le trucage est grotesque, allant de la position bizarroïde de l'homme sur la photo (aucun être vivant ne peut tenir debout dans une position si alambiquée) à d'autres détails étranges, notamment le V formé par l'ombre de son nez, dont l'angle est très différent de celui des autres ombres sur la photo, accréditant la thèse de la tête d'Oswald habilement collée sur le corps d'un autre homme.

Rapidement, la rumeur se propage en mondovision : Oswald est un déséquilibré qui a agit seul, depuis une fenêtre du cinquième étage du Texas School Book Depository (TSBD) situé sur Elm Street. Acquis aux idéaux révolutionnaires communistes - ce qui est en réalité faux - il a abattu Kennedy sous prétexte que ce dernier avait cherché à faire assassiner son héros, le nouveau leader cubain, le communiste Fidel Castro.

Emmené d'une salle d'interrogation vers une autre où il sera aligné en compagnie de quatre officiers de police en uniforme dans le but d'être présenté à des témoins de l'assassinat de J.D. Tippit qui se tiennent derrière un miroir sans tain, il clame son innocence : "je suis un pigeon!" (I am a patsy) s'exclame-t'il. Peut-être le sait-il déjà : en disant cela à des journalistes, il vient de signer son arrêt de mort.

Le lendemain matin, dimanche 24 novembre, son transfert vers la prison de Dallas est décidé par les detectives du DPD. Dans le parking sous-terrain du QG du DPD où il vient de passer près de 48h en garde-à-vue, et alors qu'il est emmené - toujours sous les projecteurs et les caméras de télévision - vers la camionnette blindée qui doit le conduire vers la prison, un homme surgit et tire un coup de feu. Oswald s'effondre, en mondovision. Jacob Rubinstein, alias Jack Ruby, tenancier de cabarets et membre notoire de la mafia locale qui s'était infiltré - apparement incognito - dans le parking sous-terrain du DPD, vient d'abattre l'assassin présumé du président. Officiellement, plein de compassion pour Jackie Kennedy, la veuve du président assassinée, il voulait lui épargner la douleur de devoir revenir à Dallas pour témoigner dans le cadre du procès d'Oswald. Il n'y aura effectivement pas de procès Oswald, donc pas d'enquête officielle approfondie avec opportunité pour l'accusé de donner sa version des faits, ce dernier venant "providentiellement" de décéder d'une balle dans le thorax.

Dans la foulée, les premiers doutes se font jour. Comment un déséquilibré a-t'il pu réussir un tel coup? Ancien marine, il n'a pas laissé le souvenir d'un excellent tireur. De plus, son passé d'ex agent secret fait rapidement surface. On évoque sa vraie-fausse défection en URSS en 1960. L'attentat de Dallas serait-il imputable à une agence telle que la CIA? Des rumeurs courrent que Oswald et Ruby - son assassin - se connaissaient. Une danseuse du cabaret de Ruby, qui décèdera à son tour peu de temps après, et dans des conditions suspectes, l'affirme. Des témoins du meurtre de Kennedy apparaissent à la télévision. Certains, une soixantaine tout de même, ont vu la limousine présidentielle s'arrêter complètement juste avant qu'une balle fasse voler le crâne du président en éclat, ce que la version officielle du DPD dément. D'autres, comme un soldat de 22 ans et un homme d'affaires sourd-muet, assurent avoir vu un homme en uniforme de police tirer de face sur le président, depuis le tertre herbeux (Grassy knoll) qui surplombe Elm Street. Un employé des chemins de fer, Lee Bowers (des voies courrent le long de la Dealey Plaza) dit aussi avoir vu un homme en uniforme tirer depuis le Grassy knoll.

Pour enrayer les doutes, le président Johnson décrète quelques jours plus tard la mise sur pied d'une commission d'enquête, qui sera composée d'élus du congrès (dont Gérald Ford, futur président des Etats-Unis) et de hauts fonctionnaires. La Commission est chapautée par Earl Warren, le président de la Cour Suprême des Etats-Unis (Chief Justice Warren). Cela pose d'amblée un problème constitutionnel. En effet, la Constitution, adoptée en 1776, affirme clairement que le gouvernement est constitué de trois branches distinctes, le Congrès (législatif), la présidence des Etats-Unis (exécutif) et la Cour suprême (judiciaire), et stipule en outre qu'aucune de ces trois branches ne peut prendre autorité sur l'une ou l'autre branche. Ainsi, l'instauration d'une commission animée par le président de la Cour suprême, mais de fait placée sous l'autorité directe du président des Etats-Unis qui l'a créé par décret, équivaut à la mise sous tutelle de la branche judiciaire du gouvernement par la branche exécutive. Or, une enquête sérieuse et objective aurait nécessité une pleine indépendance de la Commission Warren par rapport à la présidence des Etats-Unis.

En outre, en lieu et place d'investiguer pour comprendre ce qui s'est passé exactement, il est clair qu'il convient dès le départ de canaliser l'opinion publique et lui faire admettre l'inadmissible. La Commission cherchera systématiquement à faire valider la thèse officielle de l'assassin unique, sans prendre la peine d'étudier la piste d'un complot. Des témoins clé, dont le soldat Arnold ou l'employé des chemins de fer Bowers qui ont assuré dès le 22 novembre aux médias et à la police de Dallas avoir vu quelqu'un tirer de face sur le président depuis le Grassy knoll, ne sont pas entendus.

Le président de la commission, Earl Warren, a des doutes. Réaliste, il ne croit guère en la culpabilité du seul Oswald et s'en ouvre au président Johnson qui, malin, le manipule en exploitant son réalisme. Johnson lui "explique" que si il y a eu conspiration, elle ne peut être que communiste (Cuba, URSS ou les deux). Warren est d'accord sur ce point. Pour ce loyaliste pur et dur, des américains, qui plus est des employés d'agences fédérales ou du Secret Service (le service de protection de la Maison Blanche), n'ont pu conspirer contre leur président. De plus, comme l'a dit Hoover, directeur du FBI, il n'y a officiellement plus de mafia aux Etats-Unis depuis la Seconde guerre mondiale (!). Donc, si il y a eu complot, il a forcément été ourdi à l'extérieur des Etats-Unis, et par des ennemis (évidemment forcément communistes) des Etats-Unis.

Ainsi, pour éviter des représailles nucléaires catastrophiques contre l'URSS, il faut impérativement valider la thèse du tireur fou isolé. Warren, sincère mais naïf, se laisse donc persuader du danger de guerre que la thèse conspirationniste fait peser sur le monde entier. Il en conclue, à la grande satisfaction du manipulateur qu'est Lyndon Johnson, que la seule thèse politiquement acceptable est celle, mensongère, de l'assassin isolé.

Un grain de sable survient. La commission, qui affirme que Oswald est l'unique assassin, se retrouve soudainement confrontée à trop de blessures et d'impacts de balles pour un seul tireur. Entre le président Kennedy et le gouverneur du Texas Connally qui se tenait devant lui dans la limousine, on dénombre déjà pas moins de cinq à sept blessures. Dans un premier temps, la Commission Warren officialise la séquence de tirs suivante (3 tirs depuis l'arrière):

Premier coup de feu: Oswald atteint JFK dans le dos, une balle qui ressort au niveau du cou.
Second coup de feu: Oswald blesse accidentellement Connally au poignet, une balle qui finit dans la cuisse gauche de ce dernier.
Troisième coup de feu: Oswald touche JFK dans la tête, la balle mortelle qui fait exploser le crâne du président.

Tout va pour le mieux et semble crédible, pour autant que l'on veuille bien se laisser convaincre que Oswald, tireur médiocre et officiellement doté d'un fusil Mannlicher-Carcano vétuste, une antiquité italienne des années 30 absolument incompatible avec une séquence de tirs de haute précision, a pu toucher trois fois dans le mille en l'espace d'environ cinq secondes, quand le temps de recharge entre deux tirs est de minimum 2,4 secondes (le Carcano retrouvé au 5e étage du TSBD était difficile à manier car non graissé, un ultime détail qui rend la version officielle de la Commission Warren purement loufoque).

De plus, Oswald est supposé s'être tenu debout à la fenêtre du TSBD pour effectuer ses tirs or, toute personne ayant effectué du tir - comme c'est le cas de l'auteur de ces lignes - sait parfaitement que la haute précision sur une séquence de plusieurs tirs consécutifs (sur une cible qui plus est en mouvement et s'éloignant) nécessite une position allongée, avec une arme appuyée, stabilisée sur un trépied.

Un grain de sable enraye alors le mécanisme de la belle machine officielle. Un habitant de Dallas, James Tague, que la Commission Warren refuse d'entendre, et pour cause nous le verrons plus loin, fait un esclandre médiatique. Dans un journal new yorkais, il relate sa journée du 22 novembre 1963. Il se tenait au bout de la Dealey Plaza, juste à la hauteur du Triple Overpass, le pont sous lequel disparaîtra la limousine du président après le coup de feu fatal. Après avoir entendu un coup de feu, et au moment où en claque un second, il ressent une vive brûlure sur sa joue gauche. La suite de la séquence est connue. Lorsque la limousine, qui se rapproche, est à environ soixante mètres de lui, donc à la hauteur du Grassy knoll, elle marque un bref arrêt et le crâne du président explose, puis elle redémarre et passe en trombe sous le Triple overpass, passant à quelques mètres de Tague. Un policier qui se trouve à cet endroit croise James Tague, et lui fait remarquer que sa joue saigne. Le tout sera constaté par des médecins et consignés dans divers rapports (police et hôpital) irréfutables car concordants. Cela fait donc une blessure supplémentaire sur la Dealey Plaza en ce 22 novembre 1963, une blessure de trop pour la Commission Warren et sa thèse déjà douteuse du tireur unique.

Apprenant la mise sur pied de la Commission Warren, James Tague fait savoir qu'il est disposé à témoigner. Il veut permettre de trouver la vérité quant à l'assassinat de son président et son témoignage, à savoir ni plus ni moins que celui du troisième homme blessé ce jour-là à Dallas, est logiquement incontournable. Curieusement, la Commission Warren, prétenduement en quête de vérité et qui est officieusement au courant de la blessure de Tague, ne semble, de son côté, pas pressée de l'entendre officiellement et sous serment. Tague aura recours à la justice puis aux médias pour imposer son audition. Il témoigne finalement, et met la Commission Warren ainsi que le président Johnson dans un profond embarras.

Si un tireur unique, supposément Oswald, a tiré trois coups de feu qui ont tour à tour blessés Kennedy, puis Connally, puis Kennedy à nouveau comme nous l'avons vu plus haut, d'où provenait alors le tir qui a blessé Tague à la joue gauche? Trois tirs en cinq secondes alors que le temps de recharge du Carcano est de 2,4 secondes entre chaque tir, c'était déjà un exploit matériellement très difficile - sinon impossible - à réaliser, alors que penser de quatre tirs en cinq secondes?

Les seuls temps de recharge entre le premier et le deuxième tirs puis entre le deuxième et le troisième tirs prenant déjà aux alentours de 4,8 secondes, un quatrième tir d'un même tireur dans ce laps de temps de cinq à huit secondes grand maximum est exclu (car il faudrait au minimum 7 secondes pour les seuls mouvements de recharge), simple logique arithmétique et cela, la Commission Warren est contraint de l'admettre.

Il faut aussi savoir qu'un tir de précision nécessite, après chaque mouvement de recharge (3 recharges pour 4 tirs), de reprendre sa position de visée (difficile sans trépied) puis de retenir son souffle au moins une seconde voire plus. Cela fait en tout, pour un seul tireur, plus de 11 secondes pour 4 tirs (3 recharges de 2,4 secondes + 3 remises en position de visée avec rétention du souffle totalisant au moins 1,5 secondes chacune entre les tirs 2, 3 et 4). Pour trois tirs, le temps serait de minimum 7,2 secondes, et ce schéma théorique et idéalisé ne prend pas en compte l'extrême difficulté de réaliser, dans une situation de stress intense - assassinat d'un président - une séquence de tirs aussi précise, surtout pour un tireur inexpérimenté n'ayant jamais tué et doté d'une arme désuette datant des années 30. Et le tout dans un laps de temps aussi réduit.

Y avait-il donc, si il y a eu quatre tirs, un second tireur? Si c'est le cas, cela fait donc deux tireurs, et deux tireurs, c'est une conspiration. Or, il s'agit là d'une hypothèse que la Commission Warren, pressée dans ce sens par le président Johnson, s'efforce d'exclure coûte que coûte.

C'est à ce moment précis qu'un jeune conseiller ambitieux de la Commission, un politicien en devenir aux dents longues nommé Arlen Specter, fait son entrée en scène. Il chamboule la séquence de tir officielle telle que décrite plus haut, et propose en lieu et place la séquence suivante, toujours basée sur l'hypothèse de trois tirs par le même tireur en cinq secondes :

Premier coup de feu: Oswald rate sa cible, la balle perdue ricoche contre le bitûme et va mourir à la hauteur du Triple Overpass, blessant Tague à la joue.
Deuxième coup de feu : Oswald atteint JFK dans le dos, une balle qui ressort au niveau du cou pour aller, en continuant son chemin, blesser accidentellement Connally au poignet et qui finit dans la hanche gauche de ce dernier.
Troisième coup de feu : Oswald touche JFK à la tête, la balle mortelle qui fait exploser le crâne du président.

Le problème est que cette séquence ne correspond pas au témoignage de l'un des protagonistes de l'affaire : à savoir le gouverneur Connally en personne. Dans le rapport de la Commission Warren, le témoignage de Connally est sans ambage : "après avoir entendu un coup de feu, j'ai tout de suite pensé à un fusil, je me suis alors tourné et ce faisant, j'ai ressenti une vive douleur dans le dos". Cela implique donc un écart de plusieurs secondes, entre trois et six, entre le coup de feu qui blesse Kennedy, et la blessure de Connally. Ce n'est donc pas la même balle "magique" qui a blessé Kennedy et Connally.

Malgré tout, la thèse, rocambolesque, de Arlen Specter est aussitôt validée par la Commission Warren, et la balle du premier coup de feu, celle ayant officiellement entrainée à elle seule pas moins de six blessures sur deux hommes différents, est rapidement qualifiée par les médias de "balle magique". Specter, amplement récompensé pour son imagination débordante en matière ballistique et qui tire avec sa thèse une belle épine du pied du mensonge officiel, sera plus tard élu sénateur de l'Etat de Pennsylvanie, fonction prestigieuse qu'à 78 ans il occupe toujours en 2008.

Depuis 45 ans, les conclusions fallacieuses de la Commission Warren continuent de faire autorité. Il n'est pas un média de masse américain ni quelque politique qui ait véritablement osé prendre le contre-pied de cette version officielle des événements de Dallas, et ce en totale déconnexion avec une opinion publique, elle, convaincue à plus de 90% (selon divers sondages réalisés à différentes époques) que la mort de JFK est le fruit d'une conspiration, et que Oswald, si il a agit, ne l'a pas fait seul.

En 1978, néanmoins, une commission d'enquête du congrès américain s'étant penché sur la question de l'assassinat de JFK, en a conclu, sans vraiment remettre en cause les conclusions de la Commission Warren, que la mort du président était "probablement le fruit d'une conspiration", et qu'un quatrième coup de feu avait probablement été tiré, de face, depuis le Grassy Knoll. Depuis, plus rien, silence radio des autorités qui considèrent le dossier classé ad vitaem aeternam. Il faudra attendre le Jugement dernier pour que la vérité, bien éloignée de la thèse officielle, s'impose une bonne fois pour toute.

En attendant, dans les autres pages de ce dossier, nous allons revenir sur quelques aspects fondamentaux de ce mystère qui fascine le monde depuis maintenant 45 ans. Un scénario précis de ce qui s'est en réalité passé, basé notamment sur les ouvrages du journaliste français William Reymond, qui a vécu plusieurs années à Dallas, des ouvrages très documentés eux-mêmes le fruit d'une enquête des plus minutieuses qui offrent, à ce jour, la version de loin la plus convaincante de ce qui s'est passé à Dallas, en ce funeste vendredi de novembre 1963.

NG pour discernement.info

Documents

Annonce de l'attentat contre JFK et de son décès par Walter Cronkite, journaliste vedette de CBS




Le décès de JFK ayant été officiellement confirmé, le vice-président Johnson prête serment dans l'avion Air Force One à Dallas, vers 14h30 ce 22 novembre 1963, et devient le 36e président des Etats-Unis. A ses côtés, Jackie, veuve éplorée de JFK qui porte encore la robe tachée du sang de son mari...


Quelques instants après avoir prêté serment, le nouveau président se tourne tout sourire vers un de ses amis très proche, le sénateur Albert Thomas, qui lui répond par un clin d'oeil complice, ce qui est fort évocateur de la satisfaction ambiante... (voir aussi le sourire de la femme du nouveau président pour s'en convaincre)... seule Jackie continue de pleurer...
(Cliquer ici pour voir une version aggrandie de cette photo dans une nouvelle fenêtre)



Conférence de presse imposée à Oswald par les hommes du DPD. Un Oswald pétrifié clame son innocence et réclame une assistance juridique. A noter la présence de Jack Ruby sur les lieux, parmi les journalistes, 36h avant qu'il n'assassine Oswald.


Lee Harvey Oswald dans les locaux du DPD : "I work in that building... they have taken me in because of the fact I lived in Soviet Union... I'm just a PATSY!" (Je travaille dans ce bâtiment... ils m'ont arrêté juste parce que j'ai vécu en URSS... je suis juste un bouc-émissaire!)


Oswald assassiné au siège du DPD par le mafieu Jack Ruby, lors de son transfert vers une prison de Dallas



Couverture du magazine "LIFE" du 21 février 1964, montrant la photo truquée de Oswald posant avec un fusil et des publications subversives.


Extrait du documentaire "Affaires criminelles : l'assassinat de JFK" sur la Commission Warren et la fameuse "balle magique". Le documentaire intégral (env. 26 min.) est disponible sur discernement.tv
 

 

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