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Voilà
2008, bienvenue dans l'année du chaos... 31.12.07
A midi, je suis à nouveau allé visiter www.2007rapture.com, le site d'une personne que je plains sincèrement, une certaine Shelby de Floride, qui "prophétise" depuis 1986 que l'Enlèvement de l'Eglise aura forcément lieu en 2007. Un "révélation" que Dieu lui aurait faite durant son sommeil. Dans sa "vision", elle et sa famille nageaient la veille de l'Enlèvement. Ainsi donc, le grand événement devait survenir durant l'été de cette année. Le 21 septembre, un peu gênée, elle corrigeait un peu le tir en précisant que Dieu ne lui avait pas spécifiquement indiqué que l'Enlèvement de l'Eglise surviendrait durant l'été, mais durant une période suffisament chaude pour qu'elle et sa famille puisse nager. Ainsi donc, a-t'elle ensuite régulièrement fait le compte rendu des températures locales, là où elle habite, en Floride, pour rassurer tout le monde sur le fait qu'elle ne s'était pas trompée et que puisque sa famille utilisait encore sa piscine début décembre, que l'Enlèvement pouvait tout à fait survenir à ce moment-là. Il est vrai qu'en Floride la température est au pire printanière (dans les 20 degrès) en décembre ou janvier.
Je la plains, car on est le 31 décembre, et que nous sommes toujours ici bas. Que dira-t'elle demain, 1er janvier? Beaucoup d'internautes se moquent d'elle depuis des mois, mais cela ne va que redoubler, décupler même, une fois que nous aurons "franchit le cap" de la nouvelle année. Cela doit nous inciter à la prudence. Immédiatement, le verset de Matthieu 24:36 nous vient à l'esprit dès lors que nous pensons à ce qui est de (tenter de) déterminer "l'heure de la fin" : "Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul." Certes, vous allez me dire que ces propos de Jésus sont relatifs à son retour, et non à l'Enlèvement de l'Eglise.
Mais je ne vais pas rentrer dans le piège du débat eschatologique, reconnaissant humblement que je ne suis pas en mesure d'affirmer qui, d'entre les amillénaristes, les post-millénaristes ou les "je ne sais pas quoi"-millénaristes a raison. Vous pouvez vous-mêmes vous faire une idée en visitant les pages suivantes sur le web : www.croixsens.net/eschatologie ou encore www.pleinsfeux.com/topics.php, en précisant que les avis exprimés sur ces sites ne sont pas forcément les miens.
Quelques estimations quant à l'année 2008
Sans que ce qui suive ait valeur de prophétie (il ne s'agit que de pensées personnelles), je pense que l'année 2008 nous réserve potentiellement des choses de l'ordre de ce qui suit :
Economie
Je fais amplement confiance aux prévisions du Laboratoire Européen d'Anticipation Politique / 2020 (LEAP/E2020) dont je suis les travaux depuis février 2006 et dont je peux témoigner qu'ils ne sont pratiquement jamais trompés depuis deux ans (de leur côté, ils estiment à 89% leur taux de prévisions correctes depuis deux ans). Je suis abonné à leur bulletin mensuel et peux vous assurer qu'il vaut de l'or. Qu'annoncent-ils pour 2008 ? Rien de moins qu'une l'entrée dans une phase de rupture du système financier mondial (article ici), comme conséquence, non seulement de la crise sur les marchés, vous savez, celle dite des suprimes, mais aussi de la faiblesse chronique du dollar qui est en perdition, ne nous le cachons pas. Le LEAP 2020 annonce des faillites retentissantes dans le secteur bancaire durant le premier trimestre 2008, et un krach mondial pour l'été 2008 au plus tard. Des personnalités comme l'économiste milliardaire américain Warren Buffet, le politicien, également milliardaire et également américain (et un brin sulfureux) Lyndon Larouche ou encore le maire ex-républicain et désormais indépendant de New York Michael Bloomberg, aussi un milliardaire (qui devrait annoncer en février sa candidature à l'élection présidentielle américaine de 2008) sont sur la même longueur d'onde. Larouche va même jusqu'à penser que l'effondrement des marchés est soigneusement piloté par des personnalités de l'ombre de la place financière londonienne, il parle - comme beaucoup d'autres - d'un lobby anglo-hollandais et pointe plus ou moins du doigt des membres du clan Rothschild. Tout cela rejoint les analyses de F. William Engdahl et des russes.
En tous les cas, beaucoup pensent que les turbulences vont aller en s'amplifiant et qu'il ne faut pas accorder le moindre crédit à ceux des tenants du système (politiciens, économistes, commentateurs) qui tentent de nous rassurer en disant que tout va "aller mieux". Ces belles assurances ne valent pas mieux que celles de ceux qui, en 1912, pensaient que le Titanic était insubmersible. Je crois aussi que le système ne pourra pas se sauver lui-même et des années d'abus spéculatifs ne pourront pas être corrigés d'un coup de baguette magique. Les places financières de Wall Street et de Londres ont réalisés de jolis profits durant des années en misant sur les bulles spéculatives des assurances, des nouvelles technologies et de l'immobilier, bulles qui ont fini par éclater l'une après l'autre, révélant que tout le système financier ne repose plus, depuis trente ans, que sur de l'air, du vent.
De plus, depuis l'avènement de la "révolution Reagan" il y a vingt-cinq ans, les Etats-Unis vivent à crédit, et ce système ne peut se péréniser. Le dollar américain domine certe le monde depuis 1945, mais cela constitue une fraude manifeste depuis 1971 que sa parité avec l'or a été abandonnée par le président Nixon. Depuis 1973, les dollars ne sont plus adossés sur l'or (garantis par l'or stocké par la Réserve fédérale américaine), mais bien adossés sur le pétrole, ou plutôt sur les canons américains qui protègent les champs de pétroles saoudiens (la première réserve mondiale de brut) et irakiens (deuxième réserve mondiale).
Aujourd'hui, les billets verts ne valent même plus le coût de l'encre avec laquelle ils sont imprimés et le monde est en train de se rendre compte qu'on lui refile depuis 35 ans de la monnaie de singe dénuée de toute valeur. Plus dure sera la chute, et la monnaie américaine devrait imploser en 2008, consacrant la fin de la domination américaine sur le monde telle qu'on l'a connue depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cela promet des secousses cataclysmiques, aussi bien économiques que géostratégiques, un chaos dont on ne sait pas trop ce qui en émergera. Souvenons-nous qu'après 1929, il y eut 1933. Après le krach de Wall Street et la crise de l'hyperinflation de la République de Weimar (Allemagne), il y eut la montée au pouvoir d'un Hitler qui, en temps normal, aurait obtenu moins de 2% des voix dans une élection mais qui, dans ces temps de chaos que furent les années 30, parvint à séduire les foules en leur promettant grandeur et sécurité. Lorsque le système financier mondial s'effondrera (certes, pas forcément en 2008 mais cela arrivera forcément un jour), les foules se tourneront vers n'importe quelle figure charismatique pour se rassurer, ouvrant la voie à un potentiel nouvel Hitler non plus confiné à un pays européen, comme entre 1933 et 1945, mais d'envergure mondiale.
Qui émergera du chaos que nous risquons de connaître ces prochains mois? Une seule chose est certaine, un esprit d'antichrist est bien présent dans le monde (1 Jean 4:3), et il tire les ficelles de tout ce qui passe ici bas. Satan est le prince de ce monde (Jean 12:31) et les dirigeants politiques, médiatiques et économiques de notre planète sont pour la plupart à son service et ne s'emploient qu'à favoriser son Avènement. Il est donc bien possible, même si il n'y a rien de sûr, que le chaos qui surviendra peut-être en 2008 constitue une rampe de lancement pour ce "Nouvel Hitler mondial".
Géopolitique
Les récents événements au Pakistan (assassinat malheureux de Benazir Bhutto), le différent entre l'Iran et les USA sur la question du supposé programme nucléaire militaire de Téhéran, l'avenir de la province Serbe du Kosovo sur laquelle USA et Russie ne manqueront pas de continuer à achopper, les élections présidentielles en Russie (mars) et aux USA (novembre), les poussées irrédentistes des régionalistes européens, le conflit commercial latent entre la Chine et les USA, le regain terroriste promis par Ben Laden depuis quelques semaines, sont autant de poudrières qui risquent bien toutes d'exploser en même temps durant l'année 2008.
1) Pakistan
Une prise du pouvoir
dans ce pays, puissance nucléaire, par les fous d'Allah, pourrait justifier un bombardement nucléaire "préventif" de la part des USA. Car, si les islamistes prennent le pouvoir au Pakistan et que personne ne fait rien, diront les américains, ils pourront donner la bombe atomique pakistanaise (ou du moins ses plans) à l'Iran qui possède une frontière commune avec le Pakistan, dans l'embouchure du Golfe d'Oman, à l'entrée du Golfe Persique.
Toute personne un peu informée sait très bien que l'Iran shiite n'a rien à voir avec Al-Qaida, qui est sunnite et wahabite, comme Saddam, le nationaliste laïc, n'avait rien à voir avec Ben Laden, mais le peuple américain,
effrayé, gobera alors sans problème, en se satisfaisant d'apparences (Iran = Musulman, donc Iran = Al-Qaida). Et voilà donc un super prétexte pour bombarder à la fois le Pakistan et l'Iran, même si les USA admettent que l'Iran a mis un frein à son programme nucléaire militaire en 2003).
Pour comprendre en quoi cela pourrait être utile aux américains, vous pouvez lire cet article de discernement.info :
2) Iran
Les USA, pressés par Israël, passeront-ils à l'attaque contre la république islamique? La publication, le 3 décembre dernier, du rapport du National Intelligence Estimate (NIE) qui estime que les iraniens ont stoppé leur programme nucléaire militaire en 2003, laisse à penser que les USA ont fait machine arrière quant à leur projet d'attaque contre Téhéran. La situation est certainement plus complexe, et les avis divergent quant à ce qui va survenir durant les prochains mois. Certains pensent que le vice-président américain Dick Cheney (le véritable "boss" à Washington) a effectivement décidé de laisser tomber les grands rêves néoconservateurs de "remodelage" de la carte du Moyen-Orient. Selon cette interprêtation, les USA auraient décidé d'abandonner le "grand jeu" dans cette région du globe, et par là-même auraient accepté l'idée que le pétrole et le gaz iranien leur échapperait. Difficile à croire. D'autres pensent que Bush et Cheney ont été trahis par les milieux du renseignements qui auraient utilisés la publication de ce rapport pour mettre des bâtons dans les roues des faucons impérialistes va-t'en guerre de Washington. Cette hypothèse semble déjà plus plausible que la première. On sait que l'Etat-major étatsunien a en effet menacé de démissionner en bloc si le président devait ordonner une frappe nucléaire contre l'Iran. La Navy serait très opposée à l'idée d'une guerre contre l'Iran, sachant ses navires patrouillant dans la région du Proche-Orient très vulnérables à une riposte iranienne. Une autre hypothèse voudrait que les USA auraient renoncé à l'option militaire contre l'Iran, pour privilégier l'option diplomatique, c'est-à-dire une trahison d'Israël, qui serait abandonné par Washington, au profit d'une alliance USA-Iran, toujours dans le but, pour les américains, de s'emparer d'une manière ou d'une autre, du pétrole et du gaz iraniens. Difficile de dire qu'elle est la vérité, et il est possible qu'une autre raison ait conduit à la publication de ce rapport le 3 décembre dernier.
3) Kosovo
Dans ce dossier, personne n'a l'intention de reculer. Les américains sont déterminés à obtenir l'indépendance de la province rebelle, bantoustan musulman en Serbie, histoire d'affaiblir encore un peu plus cette dernière, quand Moscou campe de son côté sur son refus de cette indépendance du Kosovo. Il ne faudra pas manquer de suivre l'élection présidentielle en Serbie le 20 janvier prochain, avec une probable victoire du camp nationaliste. Personne ne sait ce qui se passera lorsque le Kosovo proclamera sont indépendance (vers le mois de mars), mais des troubles sont à craindre. Les serbes, majoritaires dans le nord du Kosovo, voudront certainement à leur tour faire sécession pour se rattacher à la Serbie, ce que les USA n'accepteront en aucun cas. Aussi, les serbes de Bosnie ont d'ores et déjà annoncés qu'en cas d'indépendance du Kosovo, ils feront eux-même sécession de la Bosnie-Herzégovine pour se rattacher à la Serbie.
Les médias occidentaux se trompent lourdement lorsqu'ils annoncent que l'éventuelle indépendance du Kosovo sera, selon eux, certainement la dernière phase de l'éclatement de la Yougoslavie. Pour ces médias, il n'y aurait donc eu qu'un grand cycle de 17 ans d'éclatement de l'ex-république fédérale socialiste (cycle long allant de l'indépendance de la Slovénie et de la Croatie en 1991, à celle du Kosovo en 2008). Je pense qu'il faudrait plutôt parler de deux cycles. Le premier, de destruction de l'ex-république fédérale de Yougoslavie, s'étendant de 1991 à 2006, avec l'accession à l'indépendance des six ex-républiques yougoslaves (Slovénie et Croatie en 1991, Macédoine et Bosnie-Herzégovine en 1992, Serbie et Monténégro en 2006) et le second, tout aussi sanglant, de destruction des six ex-républiques elles-mêmes, démarrant en 2008 avec l'indépendance du Kosovo (et s'achevant on ne sait quand).
La première étape, voulue par les américains (1991-2006) avait atomisée la puissante Yougoslavie socialiste unitaire et non alignée (ni sur Washington, ni sur Moscou) et créé, en lieu et place, six républiques fragiles... dépendantes et alignée à la fois sur les Etats-Unis et sur le Fond Monétaire International (qui est en réalité aux ordres de Washington). Diviser pour régner. La seconde étape (2008-?) éclatera à son tour ces six républiques fragiles, en les divisant en un certain nombre de régions éthniques, des micro territoires souverains et non viables, ici musulmans (Bosnie, Sandjak, Kosovo), là serbes (Choumadie, Republika Srpska ex-bosniaque, Nouvelle république de Krajina en Croatie, zones serbes du Monténégro etc.) et autres régions qui se sépareront de la Croatie (Istrie italophone) ou de la Serbie (Voïvodine à forte minorité hongroise) ce qui, par effet de contagion, donnera des idées à d'autres habitants des balkans (hongrois de Transylvanie/Roumanie etc).
Bref, un gigantesque brassage qui ne pourra PAS se faire pacifiquement, chaque éthnie revandiquant et voulant conquérir tel village, tel bout de territoire ou telle colline, ce qui atomisera encore un peu plus l'ex-Yougoslavie telle qu'on l'a connue entre 1945 et 1991, mais surtout les balkans tout entiers (en s'étendant au caucase voisin), consacrant l'émergence, dans le jeu "grand européen", de régions autonomes microscopiques et non viables, ce qui justifiera la mise en place d'un véritable gouvernement européen supranational, ou plutôt suprarégional, à Bruxelles. Cela créera un précédent et accèlerera ce même phénomène de régionalisation en Europe de l'ouest, il suffit pour s'en convaincre de voir ce qui se prépare actuellement en Belgique, en Grande-Bretagne, en France ou encore en Espagne. C'est à juste titre ce que dit, entre autres, un Jean-Pierre Chevènement.
A SUIVRE
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